Après un mois de travail et de mise au placard de toute vie sociale pour rendre les dossiers et passer les examens dans le cadre de ma formation, il était temps de faire un petit bilan d’une problématique lancée en début d’année universitaire : peut-on être étudiant et se passer du format papier.
Livre

Retour sur une expérience personnelle

C’est le moment idéal. En effet, les cours viennent de s’achever pour faire place aux stages.

Quand a commencé ma deuxième année de master, je suis parti du postulat qu’il était possible de se passer du support papier.

Dans cette perspective, j’ai investi dans un Netbook pour pouvoir travailler n’importe où, et d’une clé USB de 8 Go pour synchroniser facilement mes données entre les différents ordinateurs utilisés.

L’utilisation de service en ligne tel que Google Doc a permis de faire du travail collaboratif, évitant  d’avoir à s’échanger des notes, et d’avoir constamment en ligne une partie de mon travail. Six mois après, quelles observations méritent d’être mises en avant ?

  • Il est agréable de constater une baisse significative de ma consommation de papier. Pour une année de cours, je ne comptais plus le nombre de carnet, de feuilles et de stylos à acheter. Et malgré l’achat d’un portable low-cost, mon portefeuille a largement apprécié.
  • La masse de papiers griffonnés qui s’empilait a disparu. Et inutile de trier ces feuilles grâce à un travail informatique réalisé en amont. C’est un gain de place (dans ma chambre, ainsi que dans mon sac), et un gain certain de temps (les informations se retrouvant beaucoup plus facilement).
  • Il a fallu un léger temps d’adaptation pour faire face au clavier.

Difficile de se passer du support papier

Des avantages nets sont apparus, mais en définitive, est-il possible de véritablement se passer des anciennes méthodes? Premier constat, le support papier est toujours présents:

  • Des professeurs  réclament que le travail rendu soit imprimé, pour sauvegarder leur vue après la consultation de l’ensemble des dossiers (Exemple: le travail réalisé Montagne papiersur Netvibes).
  • Lorsque l’on réfléchit sur un sujet, il est toujours plus pratique de commencer sur une feuille de brouillon pour mettre de l’ordre dans ses idées.
  • Les éternels polycopiés distribués sont toujours présents pour qu’un cours puisse se dérouler correctement.
  • Les livres achetés parlant de sujets entrant dans le cadre de ma formation. Ils sont d’ailleurs plus lisible qu’un PDF affiché sur un écran.
  • La nécessité d’imprimer certains articles, dont la lecture sur un écran peut gêner.
  • Mon futur mémoire à rendre en plusieurs exemplaires…
  • Et tout ce qui est papier administratif (bien que pour avoir travaillé aux chaines d’inscriptions de Lille 3, je ne peux que saluer les efforts réalisés en passant progressivement au “tout internet”).

Mais globalement, ma consommation de papier a fortement chuté. La preuve se trouve dans les tiroirs de mon bureau, relativement vide. Notons aussi l’absence de tas de feuilles fièrement dressé dans ma chambre étudiante. Il y a vraiment eu du changement dans mes méthodes de travail cette année.

Toutes les formations sont au même niveau pour se passer du format papier ?

Néanmoins, cette formation IDEMM, un master professionnel, met fortement l’accent sur des dossiers et du travail pratique sur logiciels. D’ailleurs, nous avions à disposition une salle informatique pour les cours ou le travail personnel. Je sais que dans un autre cursus, en histoire par exemple, les choses auraient surement été quelque peu différentes.

  • Un amphithéâtre ne possède pas forcément de prises de courants pour le PC. Il faut donc avoir une très bonne autonomie, ou une bonne rallonge.
  • Le rythme d’un professeur parlant de son sujet de recherche nécessite d’avoir une bonne technique de prise de note. Il n’est pas toujours évident de suivre avec un stylo, alors avec un clavier…
  • Les travaux à rendre prennent plus souvent la forme d’un travail manuscrit.

En définitive, je pense qu’il est réellement possible de se passer au maximum de papier. Tout dépend aujourd’hui de la formation, des infrastructures de sa faculté (je pense à mes premières années de fac, où l’on se battait pour une prise à la bibliothèque), et du matériel que l’on possède.

Mais de plus en plus d’étudiants se tournent vers le numérique. Il y a donc possibilité d’une réelle mutation des habitudes.

Demain, un monde sans papier ?

Est-ce que ce sera plus écologique et plus économique ? Je ne sais pas. Il faudrait faire une étude approfondie comparant production, utilisation et gaspillage de papier contre consommation d’énergie et production d’ordinateur.

Néanmoins, je continue sur ma lancée, bien que j’arrive à la fin de mon parcours universitaire (à mes proches, promis, pas de troisième master. Quoique qu’un doctorat en histoire…). J’attends avec impatience l’invasion des tablettes qui permettront de travailler différemment et consulter facilement des PDF.IPAD

D’ailleurs, à mon sens, le modèle d’Apple n’est qu’un aperçu des petites merveilles à venir. Les écrans Pixel Qi méritent aussi une grande attention. En faisant facilement passer un écran d’ordinateur sur un mode encre électronique, il y aurait possibilité de réduire fortement la consommation électrique de nos machines, tout en augmentant la lisibilité.

En définitive, on glisse de plus en plus vers de nouvelles méthodes de travail pour les étudiants. Les collégiens et les lycéens devraient eux aussi ressentir dans le futur ces changements. Si vous cherchez des informations sur les ebooks et les tablettes, je vous recommande vivement ce site: l’actu des ebooks.

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Afficher plus par Guillaume Guénez
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4 Commentaires

  1. delcroix

    10 Avr 2010 à 20 h 23 min

    Intéressant :-)Juste quelques remarques (j’peux pas m’empêcher :-)Pour les réflexion sur un sujet, pourquoi pas le mind mapping ?? sur ordi, évidemment (je fonctionne désormais comme cela. Et je pense que c’est pas mal !)j’ai des doutes sur les raison du travail rendu imprimé. Je pense plutôt qu’il est plus simple parfois de contrôler les retours à la date du document ! Mais, ‘y a t-il pas dans ce cas une confiance dans l’étudiant à avoir ?Par contre, je suis toujours surpris du nombre de polycopiés… et je ne me m’explique pas…

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    • Guillaume

      10 Avr 2010 à 20 h 56 min

      Je commence aussi à me convertir au Mind Mapping. Mais le logiciel de Microsoft m’a plus convaincu que Free Mind, mais il est payant…Et j’aurais du préciser que cette année, en IDEMM, nous avons eu moins de poly, néanmoins, sur d’autres formations, comme en histoire, ils distribuent toujours des pavés…Et pour les travaux rendus, beaucoup de professeurs justifient le rendu papier par une certaines difficulté à lire et corriger sur un écran. Tous ne connaissent pas des outils existant pour facilement mettre des annotations. Il est vrai qu’il n’y a pas la même pression sur la date de rendu pour un document à déposer que pour un mail à envoyer. (Et j’avoue avoir aussi plus de facilités à lire sur papier que sur un écran…) Vivement les tablettes pas cher avec pas mal de connectivités^^Et merci pour la réponse et ces nouveaux champs de réflexions ^^

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  2. […] Est-il possible d’être étudiant et passer au zéro papier ? 6 mois après. | Guillaume Guenez […]

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  3. Romain

    12 Avr 2010 à 8 h 55 min

    Sympa l’article,Je suis parfaitement d’accord avec toi sur le fait que le papier n’est pas encore en voie de disparition.A mon avis, le numériqe va prendre de plus en plus d’importance mais restera une pratique complémentaire a celle du papier.Au niveau de la lecture sur écrans, je pense aussi que pas mal de possibilités vont se dévoiler mais il est vrai que pour l’instant, les outils sont trop chers et ne proposent pas encore assez de fonctionnalités.Un thème très intéressant dont il faudra encore suivre les évolutions 😉

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